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J’ai une très haute idée du rôle de législateur qui est avant tout celui d’un député.
Elue demain, dans une majorité ou dans
l’opposition, j’ai l’intention – sans pour autant délaisser les dossiers locaux – d’être à la hauteur de la tâche et de me consacrer à cette mission.
C’est ainsi que, dans le cadre de la
discipline librement consentie en démocratie lorsqu’on fait partie d’un groupe parlementaire, j’ai bien l’intention d’être tout particulièrement active sur les sujets qui me sont chers.
Enseignante, spécialiste de Droit privé, je suis déterminée à m’impliquer dans les dossiers concernant la nécessaire réforme judiciaire. Je le ferai à ma façon, avec pragmatisme et sans
jamais oublier que la justice est avant tout un service public.
Elue depuis deux ans au Conseil généraldes Alpes-Maritimes, aux côtés de celui qui était notre Président de groupe, Jean-François Knecht, je me suis impliquée dans les dossiers
particulièrement sensibles que sont le devenir du troisième âge ou le traitement du handicap. Au-delà des clivages, la façon dont sont traités nos aînés et les personnes handicapées est
révélatrice du degré de civilisation d’une société. Pour cette raison, je me battrai pendant toute la législature pour que des progrès significatifs soient faits en la matière. Je pense
notamment à l’amélioration de la prise en charge des malades frappés d’Alzheimer et à la formation des personnels amenés à accueillir dans les classes les enfants handicapés.
Citoyenne du XXIe siècle
, j’ai le sentiment que si nous voulons une société vraiment fraternelle, il ne faut pas hésiter à faire preuve d’audace en permettant à ceux qui choisissent de vivre autrement de ne pas
être rejetés. Je pense notamment au mariage des homosexuels et à l’homoparentalité, et je me battrai avec tous ceux, quelle que soit leur étiquette, qui partagent cette conviction.
Militante projetée dans le monde,
je ferai tout – à ma place et avec ceux qui travaillent déjà beaucoup – pour que la diplomatie française joue un rôle décisif pour contribuer à la résolution du drame du Darfour. Ce massacre
éclabousse notre génération comme, en d’autres temps, l’Espagne, le Burundi ou la Yougoslavie.
Pour d’autres raisons, plus structurelles, je me battrai pour que la notion de co-développement ne soit pas un slogan creux
qui s’accommode de cadavres qui flottent dans le Détroit de Gibraltar et des tensions causées dans notre pays par l’immigration économique.
Tout cela – et bien d’autres choses
– pour être une législatrice qui apporte le meilleur de son expérience, de son énergie, de ses convictions et de ses valeurs. Le meilleur d’elle-même.
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